Brève
Raide vers la grève ?
Metz - Dans le journal Le Figaro, imitant Sarkozy, le patron de PSA, Streiff, invoque à son tour la rupture. En particulier en ce qui concerne la réduction des coûts qui va "changer d'échelle". Pas ce que coûtent les actionnaires, mais les coûts de production. Streiff veut les réduire fortement. Pour cela, il annonce qu'il va augmenter les achats dans "les pays à bas coûts" dans de grandes proportions. En clair, il va étrangler bon nombre de sous-traitants de l'automobile où les licenciements vont continuer de pleuvoir.
Chez PSA, Streiff ne rejette pas un nouveau plan (anti) social, après l'annonce de 10 000 suppressions d'emplois par Folz. D'ailleurs il se plaint que seulement 7 000 suppressions d'emplois sur les 10 000 annoncées aient été réalisées. Toutes ces déclarations destinées à faire monter le cours des actions n'arrivent pas par hasard : une partie des travailleurs de PSA Aulnay sont en grève, et dans toutes les usines, le mécontentement est profond, alors semer l'inquiétude dans les usines est la seule parade qu'a trouvé Streiff. Streiff, à une lettre près, ça veut dire raide en allemand. Mais à une lettre près ça veut dire aussi grève...