Brève
Reprise du travail après avoir fait reculer la direction
Belfort - Après près de deux semaines, les travailleurs de l'atelier Machines électriques de Turbomachines, un secteur de l'Alstom à Belfort, ont voté la fin de la grève. Si la direction n'a rien voulu savoir quant à la revendication d'une augmentation générale de 150 euros par mois, elle a, par contre, en grande partie cédé sur la prime exceptionnelle de 1000 euros réclamée par les grévistes. Ils ont obtenu 400 euros tout de suite, et la promesse écrite de 500 euros en mai dans le cadre d'un accord d'intéressement, pour tous les travailleurs de Turbomachines. Par ailleurs, il n'y aura pas de retenues de salaire pour fait de grève : deux jours de grève seront payés, le reste pouvant être pris sur les jours de RTT.
C'est le résultat, modeste, mais résultat quand même de la grève et les travailleurs n'ont pas repris le travail la tête basse. Il était évident qu'à une soixantaine, les grévistes ne pouvaient pas chambouler la politique de blocage des salaires d'Alstom, à moins qu'Alstom n'ait été obligé de céder devant la menace de l'extension de la grève à tout le site, voire au-delà. Cette extension n'était pas dans l'air, mais les grévistes de Machines électriques continuent à tenir à leur revendication d'augmentation de salaire. Et leur grève a été tout de même une épine dans le pied de la direction.