Brève
Sarkozy chargé de communication de Mittal
Metz - On allait voir ce qu'on allait voir ! A quelques semaines des municipales, Sarkozy était venu bomber le torse à Gandrange et affirmer que, avec ou sans Mittal, il sauverait les emplois. Et puis... rien. Si : il paraît que dans les discussions qu'ils ont eues depuis Mittal et Sarkozy "se sont très bien entendus" - mais qui pouvait en douter ? Ceci dit, les 595 emplois directs concernés par la fermeture de l'aciérie et d'un laminoir à Gandrange seront bel et bien supprimés. Sans compter près de 700 emplois si l'on y ajoute les intérimaires présents sur le site et les sous-traitants.
Lundi 7 avril au soir, après la rencontre avec les syndicats de Gandrange, le gouvernement et les médias à son service ne tarissaient pas sur les 124 emplois promis par ArcelorMittal dans un centre de parachèvement, de services et de formation. Bref, une annonce vague et qui suscite plus que de la méfiance chez les travailleurs. D'autant qu'ils ne remplaceront pas - si jamais ils voient le jour - les emplois supprimés dans quelques mois. Quant aux reclassements promis sur Florange tout proche ou au Luxembourg, c'est, en creux, l'annonce d'autant de renvois d'intérimaires sur ces sites.
Avec l'annonce des suppressions d'emplois, ArcelorMittal va décrocher de nouvelles aides : un fonds d'investissement de 20 millions d'euros financé pour moitié par les pouvoirs publics et pour moitié par le numéro un mondial de l'acier va être créé. Bref, de nouveaux sacrifices pour les travailleurs, de nouveaux cadeaux pour les employeurs. Il n'y avait rien d'autre à attendre de Sarkozy, ce commis du grand patronat.