Brève
Caddie (Drusenheim et Oberhausbergen)
« Sauvetage », quel gâchis !
Le tribunal de commerce de Paris a approuvé la reprise de Caddie, en liquidation judiciaire, par son ancien directeur général, associé à deux entreprises. Les repreneurs vont détruire 255 emplois sur les 383 travailleurs du groupe. Alors après cela, ils peuvent bien promettre de ne procéder à aucun licenciement économique pendant deux ans !
Comme souvent en pareille situation, les détenteurs de capitaux ne sont pas inquiétés : dans cette société qui marche sur la tête, il est tout à fait légal de mettre en faillite une entreprise, et puis d'attendre « les soldes » pour la racheter pour une bouchée de pain, en jetant à la rue des centaines de travailleurs. Les tribunaux de commerce servent à donner un vernis légal à ce type d'opérations.
Les repreneurs ont obtenu la garantie d'être propriétaires de la marque Caddie, et quand la presse parle de sauvetage, c'est sans doute d'abord de cela qu'il s'agit.