Travailler plus pour que Total profite plus, NON !12/08/20082008Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Travailler plus pour que Total profite plus, NON !

Saint-Avold - Au moment où Total annonce un résultat net en hausse de 29 % pour le premier semestre (8,3 milliards d'euros en six mois), le groupe continue de supprimer des emplois. Ainsi sur la plateforme de Carling, Total Petrochemicals voudrait réduire de 50 à 32 le nombre de pompiers affectés à la sécurité de l'ensemble de la plateforme qui emploie plus de 1600 salariés.

Le prétexte est la suppression de deux installations importantes sur le site de Carling. Mais comme il est classé Seveso 2, c'est la Préfecture qui fixe le nombre de pompiers devant être présents. Actuellement, ce nombre est fixé à 8 en permanence. D'où le projet de la direction de modifier les horaires des pompiers pour économiser des postes de travail en ayant à disposition plus longtemps moins de pompiers. Total projette de construire une caserne de manière à ce que les pompiers, au lieu de leurs horaires en 3 x 8, fassent des gardes de 24 h (dont huit heures de sommeil) suivies de 48 h de repos. Ce roulement se traduirait par une aggravation considérable des conditions de travail des pompiers qui seraient à la disposition de la direction un temps bien plus grand - dormir chez son patron n'est pas comme dormir à la maison. Ils ont fait le calcul que cela leur imposerait 114 postes de 24 heures par an : adieu les 35 et même les 40 heures !

La direction explique - toute honte bue - dans le Républicain lorrain : "il faut être attentif aux coûts". Après 12 milliards de bénéfices l'an dernier, et sans doute autour de 15 cette année, Total n'est pourtant pas vraiment dans la gêne !

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