Un coup de colère des travailleurs à General Motors08/12/20062006Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Un coup de colère des travailleurs à General Motors

Strasbourg - Lorsque les ouvriers en équipe d'après-midi ont appris que la direction avait obtenu la signature d'un syndicat très minoritaire dans l'entreprise (FO) pour un accord qui remet en question les 35 heures, ils se sont mis en colère et ont arrêté le travail sur le champ. Et il y a de quoi. La direction, par cet accord, ne paierait plus au tarif des heures supplémentaires les 2 h 30 hebdomadaires travaillées au-delà des 35 heures. Ces heures seraient compensées par des RTT supplémentaires. Mais les ouvriers ont fait leur calcul et même si le manque à gagner tourne autour de 20 euros par mois, ils refusent de voir leur salaire amputé.

La direction prétend mettre de côté l'argent ainsi « économisé » pour compenser les éventuelles périodes de chômage. Ce qui est une manière de faire payer aux travailleurs les périodes de chômage qu'elle peut être amenée à leur imposer. Et au bout du compte elle revient à la charge de façon détournée sur une annualisation du temps de travail qu'elle n'avait pas réussi à imposer en 2000 devant la détermination des travailleurs en grève.

L'équipe du matin a débrayé à son tour le mardi à 13 heures, rejointe par l'équipe d'après midi et ensemble ils ont décidé de lancer un ultimatum à la direction de General Motors pour qu'elle retire ces dispositions irrecevables et de se retrouver pour la suite à donner si la direction maintenait malgré tout cet accord.

La direction de GM, comme dans bien d'autres entreprises, tente de reprendre aux travailleurs ce qu'ils avaient obtenu au moment de la mise en oeuvre des 35 heures. Ils n'ont pas l'intention de se laisser faire et c'est tant mieux !

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