Brève
Un second tour entre partis de gouvernement
Nancy - En se présentant devant les électeurs, Hénart avait bien pris soin de gommer de son CV sa participation au gouvernement Raffarin ! "Cultivons l'action" expliquait sa plaquette de campagne qui vantait la sienne, d'action, pas celle du gouvernement. Il réussit à retrouver - en pourcentage - ses électeurs de 2002, pas en leur demandant d'approuver la politique gouvernementale mais grâce à la mobilisation des militants et des élus de l'UMP.
Pour le second tour de l'élection partielle de Nancy 1, il se retrouvera face à Mathieu Klein, soutenu par le PS. Là aussi, le fait que Klein ait largement devancé Denis, le dissident socialiste, est à mettre à l'actif de la mobilisation des militants locaux et des élus PS. Dans une élection où très peu d'électeurs se sont déplacés, l'influence militante a été déterminante. Sans le soutien du PS, Denis, député sous la législature Jospin, n'a pas fait le poids : son passé de député, soutien sans faille du gouvernement de gauche plurielle, n'a pas donné envie aux électeurs de voter pour lui, et on les comprend !
S'il est évident qu'aucun travailleur, aucun chômeur, aucun retraité ne peut voter pour Hénart, soutien de toutes les mesures anti-populaires - et elles ont été nombreuses ! - du gouvernement Chirac-Raffarin, nous ne voterons pas pour Klein, le candidat du PS. L'ancien parti gouvernemental a mené une politique trop anti-populaire en laissant le patronat licencier en toute impunité, en privatisant, en appliquant les mesures initiées par Balladur contre les retraites... Une politique que la droite s'est activement employée à aggraver depuis 3 ans.