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Brève
General Electric
Le ministre baratine, le patron licencie... tant qu'on laissera faire

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, fait le tour des popottes, à Belfort ou à Grenoble, pour « s’assurer de la bonne foi de GE » et « vérifier » que General Electric va tenir son engagement, pris au moment de la reprise de la partie Energie d’Alstom, à savoir 1000 emplois nets créés.
Il faut dire que l’addition devient salée : pour atteindre l’objectif de 1 000 emplois nets, GE va devoir en créer 3 700, tout simplement parce qu’au même moment il en supprime 2 700, rien qu’en France. En Suisse, General Electric parle de supprimer 1 300 emplois sur les sites de Baden, Birr et Oberenfelden. En juin dernier, GE avait déjà annoncé la suppression de 900 postes en Suisse suite à la reprise du pôle énergie d’Alstom.
Le gouvernement prétend que, si GE ne tient pas sa parole, GE a promis de verser à l’Etat 50 000 € par emploi non créé, soit 50 millions au maximum. Une broutille pour GE : c'est moins que le montant actuellement prévu pour le plan de licenciements de GE Hydro à Grenoble.
Bref, ils se partagent les rôles : les ministres ça sert à baratiner, à passer la pommade aux travailleurs… pendant que les patrons, eux, continuent les licenciements pour satisfaire les actionnaires. Mais un autre acteur pourrait entrer en scène : les salariés du groupe qui en ont assez d'être sacrifiés pour les enrichir.