Brive-la-Gaillarde (Corrèze) : Coup de colère chez Jacob Delafon02/07/20102010Brèves/medias/breve/images/2010/07/Jacob.jpg.420x236_q85_box-0%2C14%2C448%2C266_crop_detail.jpg

Brève

Brive-la-Gaillarde (Corrèze)

Coup de colère chez Jacob Delafon

Illustration - Coup de colère chez Jacob Delafon

Les ouvriers de l'entreprise de céramique sanitaire Jacob Delafon à Brive ont retenu le directeur de Kohler France ( groupe qui possède Jacob Delafon) François Guigues ainsi que leur directeur, leur DRH et le chef de fabrication de 1h du matin à 19h jeudi 1er juillet. Ils ont aussi bloqué tous les stocks.

L'usine ferme à la fin du mois, laissant sur le pavé 139 travailleurs embauchés et 20 intérimaires. Les propositions de reclassement exigées par la loi sont des plus floues, si bien que l'inspection du travail ne l'a même pas avalisé. Et surtout, alors que les travailleurs de Jacob Delafon demandaient un minimum de 30.000 euros d'indemnité pour tous, y compris les intérimaires, le PDG ne voulait pas aller au-delà de 25.000 et pour les seuls embauchés.

A 19 h, il cédait 29.000 minimum et 30.000 pour certaines catégories et les indemnités des intérimaires étaient en cours de discussion.

La multi - nationale Kohler qui en début d'année a investi 20 millions d'euros dans son usine du Maroc et vient de s'installer en Algérie, possède 46 sites de part le monde, dont 24 aux USA, et emploie 27.000 salariés. Le groupe veut « rentabiliser ses usines de France » qui selon lui ne tourneraient qu'à 60% de leur capacité, à cause de la crise. Crise ou pas, Kohler a les moyens de payer, les travailleurs ont eu raison de piquer un coup de colère !

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