Brève
Accident ferroviaire de Dudelange
Les défaillances techniques mises en cause

Pourquoi deux trains se sont-ils percutés de face le 14 février dernier à Dudelange au Luxembourg ? Près d’un mois après l’accident aucune explication n’est apportée par la SNCF et son équivalent luxembourgeois les CFL pour qui c’est « circulez y’a rien à voir ».
Mais un rapport paru dans la presse régionale début avril bat en brèche la seule responsabilité de la faute humaine du conducteur – mort dans la collision – et met en cause des défaillances techniques. Le conducteur avait été accusé de ne pas s’être arrêté au feu rouge. Le bruit avait même couru qu’il avait voulu se suicider, ce qui est totalement exclu. En effet, le conducteur a bien actionné l’arrêt d’urgence quand il est passé au feu rouge, mais il est établi que le signal précédent le feu rouge n’a pas du tout été répété en cabine de conduite. Le train ne l’a pas détecté, impossible de savoir aujourd’hui si ce signal précédent était en position « avertissement » ou « voie libre ».
Que s’est-il donc passé ? Pourquoi les sécurités n’ont pas fonctionné ? On ne le sait pas mais il est établi qu’un contact fixe dans la voie (appelé crocodile) n’a pas envoyé de signal à l’automotrice pour que le système de sécurité déclenche un freinage d’urgence. La direction a même reconnu dans la presse que cela s’était reproduit, sans conséquence heureusement, à plusieurs reprises depuis l’accident du 14 février.
Dans cette catastrophe, un conducteur CFL est mort tandis que le conducteur et la contrôleuse SNCF s’en sont miraculeusement sortis même s’ils ont été blessés.
Face aux cheminots de l’intersyndicale CGT-CFDT-Sud qui tentent de faire valoir leur droit de retrait tant que ne sont pas élucidées toutes les causes de l’accident, la direction s’est montrée extrêmement agressive, procédant à des intimidations, des retraits sur salaire et refusant toutes les propositions de l’intersyndicale.