Brève
Suppression d'emplois à l’INRS
Les patrons et le gouvernement ne veulent plus payer

Une centaine de salariés de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) étaient mobilisés mardi 28 à l’appel de la CFDT de l’INRS qui emplois 370 salariés à Vandoeuvre-Les-Nancy. Un piquet de grève était installé à l’entrée de l’INRS. Ils dénoncent des menaces de suppression de postes qui toucherait 60 salariés sur les 600 de l'INRS, en raison d’une réduction du budget de l’INRS de 20%. Dépendant de la branche AT-MP (accidents du travail et maladies professionnelles) de la Sécu qui est excédentaire, il s'agit de faire des économies sur ce budget comme sur tous ceux de la Sécu.
L’INRS est un organisme paritaire, patronat-syndicats, financé par la CNAM, chargé de recherche et de formation sur les risques professionnels. En fait, c’est le patronat qui décide et influence, l’INRS n’ayant pas vu grand chose sur le scandale de l’amiante et licenciant il y a plus de vingt ans un chercheur qui dénonçait les dangers des éthers de glycol.
Ce vendredi, les syndicats veulent interpeller le ministre de l'Intérieur, en visite à Nancy. Lundi, dix salariés de l'INRS prendront le départ pour rallier Paris en cinq jours en course à pied. Ils devraient être dans la capitale vendredi 8 décembre, pour un pique-nique géant devant le siège de l'INRS, boulevard Richard-Lenoir, avant de se rendre aux ministères de la Santé et du Travail.
Les patrons et la CNAM veulent réduire le budget de l’INRS. Chercher les raisons des maladies professionnelles et les prévenir, c’est trouver la responsabilité du patronat.