Brève
Limoges (Haute Vienne)
Amiante : la mauvaise foi de Valéo
97 ex-salariés de chez Valéo exposés à l'amiante avant 1991 et le CERADER (Collectif pour l'élimination rapide de l'amiante et défense des exposés aux risques) demandent devant les prud'hommes qu'"un préjudice d'anxiété" et "un trouble dans leurs conditions d'existence" soit reconnus et indemnisés par l'employeur.
Bien entendu Valéo ne veut rien entendre et prétend que "l'entreprise a respecté les normes imposées et tout fait pour protéger les salariés". Mensonge car la nocivité de l'amiante n'a été reconnue de manière officielle qu'en 1991 !
Valéo a d'ailleurs fait appel de la décision des prud'hommes en mai 2012 de reconnaître ces préjudices pour 29 autres anciens travailleurs de l'entreprise et d'obliger Valéo à les indemniser.
Il faudra que tous ces travailleurs qui ont été exposés à l'amiante pendant des années attendent encore 2014 pour savoir s'ils vont être un peu dédommagés. Ce qui ne sera vraiment pas cher payé pour les patrons qui sont responsables de l'épée de Damoclès qu'ils ont jusqu'à la fin de leur vie au dessus de leur tête, avec l'angoisse terrible de la déclaration de la maladie.