Brève
Chamborêt (Haute-Vienne)
Ce n’est pas aux travailleurs de Freudenberg de payer la crise !
Vendredi dernier, le consul d'Allemagne a visité l'usine du groupe allemand Freudenberg à Chamborêt, qui produit de l'élastomère pour la fabrication des joints de carters et de boîtes de vitesse.
Lorsqu'il a appris qu'au prétexte des difficultés du secteur automobile, du chômage technique est prévu dans cette entreprise, sa réaction a été de déclarer : « En Allemagne, nous avons connu la même situation il y a 10 ans ». « Les Allemands ont fait des efforts pour retrouver la compétitivité. En 2010, les ouvriers du métal gagnaient 2 % de moins qu'en 2000.»
Voilà les solutions qu'il propose ! Mais il oublie de dire que le groupe Freudenberg a fait en 2011 un chiffre d'affaires de 6 milliards d'euros, avec 358 millions d'euros de bénéfices (en hausse de 10 %) et qu'il compte, pour 2012-2016, sur une croissance de son bénéfice de 4% par an en moyenne.
Non, ce ne sont pas aux travailleurs de se serrer la ceinture pour assurer les bénéfices des actionnaires !
Freudenberg doit prendre sur ses profits pour maintenir les emplois et augmenter les salaires !