Le PC et les municipales à Limoges : Des postes d'élus ou une politique pour les travailleurs ?24/09/20132013Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Le PC et les municipales à Limoges

Des postes d'élus ou une politique pour les travailleurs ?

Le Populaire du 21 septembre publie une interview de Christian Audouin à propos de l'attitude du PC pour les municipales à Limoges, dans laquelle il déclare que c'est "la fin d'une histoire politique avec le PS".

En réalité, Christian Audouin, tout en disant que c'est le vote des militants, dans la deuxième semaine d'octobre, qui tranchera, avoue que conserver tous les élus est prioritaire et, malgré toutes ses contorsions verbales, il est clair qu'il envisage sérieusement une alliance avec le Parti socialiste, comme le propose la direction du parti qui a d'ailleurs affirmé à plusieurs reprises "ne pas être dans l'opposition" et travailler à obtenir "un bon gouvernement de gauche".

On ne peut pas préjuger de la décision finale de la fédération du PC de la Haute-Vienne. Beaucoup de militants du PC, en butte à la rapacité des patrons dans les entreprises, considèrent comme leur ennemi ce gouvernement qui les sert. D'un autre côté, en particulier dans certaines petites villes du département, ils sont attachés aux municipalités de gauche, où ils essaient de limiter les dégâts sociaux du chômage et de la crise.

Mais en s'alliant avec le PS dans ces élections, les militants du PC apporteraient leur caution à la politique du PS dans son ensemble, entièrement au service de la bourgeoisie, et bien sûr tout spécialement à Limoges dont le député-maire Rodet a toujours voté les mesures d'austérité du gouvernement.

La politique ambiguë que la direction du PC propose, au prétexte de "conserver des élus", préserve en réalité les intérêts de l'appareil du parti et de ses notables et sème la confusion chez les travailleurs.

Mener une véritable politique communiste, ce serait défendre l'idée que la classe ouvrière doit s'organiser pour se défendre, pied à pied, par la lutte, contre la classe capitaliste avec la perspective de lui arracher les rênes de la société pour la réorganiser dans l'intérêt du monde du travail. Et c'est bien plus réaliste que de mettre ses espoirs dans un hypothétique "bon gouvernement de gauche" qui ferait une politique "plus sociale" !

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