Brève
La Souterraine (Creuse)
GM&S, Ex-Altia : non au maintien du chômage partiel
En décembre 2014, l'accord de rachat... pour la somme de 3 euros, de l'entreprise Altia par Gianperio Colla, actionnaire d'une holding de la métallurgie, prévoyait d'instaurer un chômage partiel d'un jour par semaine pour soi-disant « pondérer la baisse d'activité ». Autrement dit, après 5 millions d'investissement en 2011 par l'Etat par le biais du Fonds de Modernisation des Equipementiers de l'Automobile, 42 suppressions de postes lors de la reprise, payer l'intégralité des salaires aux travailleurs n'était pas envisageable !
Et quand "l'activité reprend", quand l'entreprise décroche un important contrat avec Air Liquide pour fabriquer des chapeaux en acier pour les détenteurs des bouteilles à gaz, pas question d'en finir avec le chômage partiel, le directeur du site déclare qu'il ne « sera plus » que d'un jour par quinzaine. C'est vrai que pour Gianperio Colla, spécialiste des rachats d'entreprises en difficulté, c'est tout bénéfice de continuer de faire payer une partie des salaires par l'Etat tout en encaissant les profits.
C'est ici l'exemple que pour les patrons, ce n'est jamais assez. Il n'y a jamais les conditions pour cesser de demander aux travailleurs de se serrer la ceinture, en produisant plus ou en baissant les salaires.
Seule la lutte collective pourra leur arracher un travail et un salaire décent pour tous.