Brève
Brive (Corrèze)
Le directeur de l'hôpital public aime le privé
Interviewé dans la Montagne, le directeur de l'hôpital de Brive se dit satisfait. Pour lui, tout va pour le mieux. L'équilibre financier serait consolidé, mais il omet de parler des sacrifices imposés au personnel avec des cadences et des plannings d'enfer. Sans parler des difficultés pour les patients, comme dans tous les hôpitaux.
Cerise sur le gâteau, il admet que si, pour l'instant, il n'est plus question que la clinique Saint-Germain s'installe dans l'hôpital, « la porte n'est pas fermée... il y a des évolutions inscrites dans le schéma régional... il y aura des rapprochements hôpital/clinique Saint Germain sur l'obstétrique...je n'ai pas d'a priori... ».
C'est clair : que l'argent public puisse servir à installer des activités d'une clinique privée dans l'hôpital ne le dérange pas.
Si le premier projet a été abandonné, c'est grâce à la mobilisation des personnels et de la population. Tout le monde est bien conscient qu'il faut rester vigilant.
Il faut que leurs projets actuels et futurs, qui n'ont pour objectif que de rendre la santé rentable, tombent sur un os et ne puissent pas se réaliser. Il faut arrêter tous les projets qui gaspillent l'argent public pour faire des cadeaux au privé, dans la santé comme dans tous les services publics.