Brève
Déraillement du Paris-Limoges
Lignes ferroviaires ”malades” du capitalisme !
C'est un problème de "défaillance de l'infrastructure" qui serait à l'origine du déraillement mortel de l'intercité Paris-Limoges en gare de Brétigny : une éclisse (barrette servant à maintenir 2 portions de rail) se serait déboulonnée, sans que l'on sache encore pourquoi, et serait allée se ficher dans un aiguillage.
Il n'est pas besoin de 3 enquêtes et de mois d'investigations pour mettre en cause l'état du réseau SNCF. Tous les témoignages, ceux des cheminots, des usagers, des associations de défense des services publics et des syndicats convergent : oui cette ligne est vétuste, les incidents entraînant des retards parfois importants y sont fréquents. Sur cette ligne comme ailleurs, la réduction des effectifs, avec appel à la sous -traitance et la privatisation de bon nombre de tâches aboutissent à une maintenance de moins en moins maîtrisée.
C'est une grande partie du réseau classique qui est logé à la même enseigne.Pas seulement parce que l'Etat a privilégié le réseau de prestige à grande vitesse au détriment des besoins de l'ensemble de la population et notamment des salariés. Mais aussi, et surtout, parce que des milliards d'euros sont soustraits des investissements et de l'entretien du réseau, pour aller vers les banques et les comptes des financiers, en intérêts de la dette (pour RFF -Réseau Ferré de France- elle se monte à 31 milliards d'euros !)
Le véritable antagonisme n'est pas entre le TGV et les trains de banlieue, ou dans la région entre la LGV et le POLT. Le transport ferroviaire souffre du même mal que les autres services publics : la course aux profits.