Brève
CHRU de Limoges (Haute Vienne)
Un directeur bien dans la ligne
Face à l'annonce d'un nouveau mouvement de grève au CHU, le directeur général a tenté de justifier dans la presse les mesures de restriction qu'il est en train d'imposer au personnel de l'hôpital. "Si c'était un plan social, je le dirai" " Il ne s'agit pas de restructuration mais de réorganisation".
Licenciements de CDD ? "Il s'agit de fin de contrats ou de missions" ! Mais il 'agit bien de priver des salariés de leurs emplois et les hospitaliers des collègues nécessaires pour faire tourner les services. Suppression des RTT ? "Trois horaires ne peuvent pas cohabiter au CHU, il s'agit de mesures d'équité" ! Hé bien qu'il établisse l'équité en accordant des repos convenables à tous !
Mais la justification la plus intéressante est que sa réorganisation est "contrainte par l'objectif national de réduction des dépenses de l'assurance maladie", "nous faisons avec les moyens dont nous disposons". Il explique aussi que la baisse des recettes du CHU qui l'handicaperait est due à la Tarification à l'Activité (qui a introduit la rentabilité dans le public), et la conjoncture qui se caractérise par un recours moindre aux soins de la part de la population.
C'est lui que le dit : c'est la politique nationale d'économies dans les services publics et la montée de la misère qui dictent aux directions des hôpitaux de véritable "plans sociaux " qu'elles ne veulent pas appeler par leurs noms.