Brève
L'enfer des femmes dans les camps de réfugiés d'un des pays les plus riches du monde
A l'initiative du gynécologue briviste Claude Rosenthal président de l'association, Gynécologie Sans Frontière a décidé d'intervenir dans les camps de réfugiés de la région de Calais où 10% des résidents sont des femmes dont la situation sanitaire est, selon GSF, encore plus dramatique que ce qu'ils constatent lors de leurs missions à l'étranger.
Elles sont très souvent accompagnées de jeunes enfants ou de bébés dont elles ne peuvent guère assurer l'hygiène avec 48 douches pour 1000 personnes. Terrées dans leurs tentes, entre la peur de se faire expulser et la crainte du jugement des hommes du camp, beaucoup sont enceintes bien souvent à la suite de viols lors de leur migration. L'accès à l'IVG, outre qu'il est tabou, est quasiment impossible matériellement et les médecins de GSF craignent que certaines accouchent dans les camps dans des conditions épouvantables.
Les bénévoles de GSF effectuent des maraudes quotidiennes pour essayer d'entrer en contact avec ces femmes le plus discrètement possible et arrivent tout de même à leur assurer des soins même si c'est dans des conditions sommaires. Mais voilà, cela se fait sur les fonds propres de l'association et si des subventions publiques ne sont pas obtenues rapidement, ils devront cesser leurs tâches !
Pour financer les interventions guerrières en Syrie ou ailleurs, pour arroser le grand patronat de subventions qui ne servent qu' à alimenter les dividendes des actionnaires, l'Etat tient guichet ouvert. Des milliards sont versés à la Turquie pour qu'elle joue les garde-chiourmes aux frontières de l'Europe par les gouvernements responsables du chaos qui chassent les migrants de leurs pays. L'aide humanitaire la plus élémentaire et la plus nécessaire à ces populations dans une détresse sans nom, est laissée à la générosité des bénévoles humanitaires ! C'est ignoble et révoltant !