SEITA : après Nantes, Riom ? : Nos emplois doivent passer avant leurs profits !23/02/20172017Brèves/medias/breve/images/2017/02/p15_Riom-Imperial_Tobacco_C_LO_0.jpg.420x236_q85_box-19%2C0%2C723%2C396_crop_detail.jpg

Brève

SEITA : après Nantes, Riom ?

Nos emplois doivent passer avant leurs profits !

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Jeudi 16 février, 900 personnes ont manifesté à Riom contre la fermeture annoncée de la Seita en novembre

En 2014, le groupe Imperial Tobacco fermait son usine SEITA de Nantes-Carquefou, jetant sur le pavé 317 travailleurs. 38 d’entre eux avaient attaqué le groupe en justice argumentant que ces licenciements étaient injustifiés puisque l’entreprise réalisait des bénéfices (plus 20% entre 2014 et 2015) et que les dividendes versés aux actionnaires avaient augmenté de 10 % en 2015. La justice vient de leur donner tort. Sous prétexte que le chiffre d’affaire de l’entreprise serait en baisse.

Dans le même temps, à Riom, des salariés de la SEITA ont manifesté contre la fermeture programmée de leur entreprise en novembre. Plus de 300 autres emplois sont menacés. Parmi eux 20 salariés de l’usine de Nantes qui avaient accepté cette mutation pour ne pas se retrouver au chômage. Ils y travaillaient depuis moins d’un an.

Que la fermeture de l’usine découle d’une baisse de la consommation de tabac, certainement salutaire, ou d’une réorganisation de la production, il n’y a aucune raison pour que les travailleurs en fassent les frais. Imperial Tobacco a les moyens. Ses profits sont énormes : la multinationale a déclaré 2,3 milliards d’euros de bénéfices en 2015 et, en 2016, la directrice générale a annoncé une augmentation des dividendes de 10 % pour la huitième année consécutive.

Mais dans cette société, les profits des actionnaires oisifs passent avant l’emploi de ceux qui créent toutes les richesses : les travailleurs.

Il est plus que temps d’inverser les priorités. Tous ensemble les travailleurs en ont les moyens, à condition de compter sur leurs propres forces et de ne pas confier leur avenir à ces politiciens qui leur expliquent que patrons et ouvriers ont les mêmes intérêts.

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