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Brève
Altia – Chambon-Feugerolles (Loire)
La nuit (qui approche) porte conseil
Des ex-salariés de l'usine Altia se sont mobilisés pour toucher enfin leurs indemnités de licenciement et leurs arriérés de salaire. En effet, les 32 personnes, mises à la porte fin 2013 lors de la fermeture de l'usine, n'ont depuis pas reçu ce que l'entreprise leur devait.
Alors, mardi 22 avril, une dizaine d'entre eux sont allés demander des comptes au DRH, qui leur a fourni la réponse habituelle : faute de trésorerie, rien ne pouvait être fait. De la part d'un groupe dont le chiffre d'affaires se monte à 450 millions d'euros, et qui a touché des millions d'aide de la part de l'Etat - ce qui ne l'a pas empêché de fermer plusieurs sites - c'était un peu gros. Le DRH a alors été convié à négocier le temps qu'il faudrait, y compris toute la nuit si nécessaire.
Et ce qui n'était pas possible l'est devenu tout à coup. Un accord a été signé en soirée, et le DRH a pu rentrer chez lui. A l'heure où on nous explique que le travail de nuit serait indispensable à la "compétitivité", ce DRH n'a visiblement pas eu envie de se l'appliquer.