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Brève
Kem One - Lyon
Le repreneur, ce doit être Arkema
Le 27 mars, le tribunal de commerce a placé l'entreprise en redressement judiciaire, confiée à un administrateur judiciaire, avec une période d'observation de six mois. Et des experts devront étudier les flux financiers pour essayer de comprendre comment la filière vinylique d'Arkema, donnée à Gary Klesch pour 1€, toutes dettes payées et avec 100 millions d'euros de trésorerie, s'est retrouvée en faillite huit mois plus tard.
Pour fonctionner pendant ces six mois, il faut 105 millions d'euros. Arkema va en fournir 68, Kem One 12 et Total 1,3 million par mois pendant quatre mois. Comme cela ne fait pas le compte, le tribunal a décidé, mardi 9 avril, de laisser seulement jusqu'au 14 juin à des repreneurs éventuels pour se manifester.
Mais quels repreneurs ? D'autres dépeceurs d'entreprises comme Gary Klesch ? Les salariés de Kem One venus manifester au tribunal mardi pensent que c'est à Arkema d'assumer en reprenant son pôle vinylique, dont la faillite entraînerait leur licenciement, mais aussi celui de milliers d'autres travailleurs de la chimie.