Toulouse : CAPIO peut payer !07/06/20112011Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

Toulouse

CAPIO peut payer !

Depuis le 30 mai les salariés de la clinique Saint-Languedoc (450 personnes), soutenus par Sud et la CGT, sont en grève, toutes catégories confondues : infirmiers, ASH, brancardiers, administratifs, préparateur en pharmacie. Ils réclament une revalorisation immédiate des salaires de 100 € net pour tous et de meilleures conditions de travail : manque de matériel et d'effectifs, absences non remplacées, salaires les plus bas de la région et heures sup à gogo, le personnel est épuisé.

La grève est très suivie, à plus de 80% et lundi matin un piquet de grève très dynamique a rassemblé plus d'une centaine de personnes. La direction a dû transférer les malades sur d'autres sites et la clinique est quasiment fermée. Elle prétend perdre 80 000 € par jour de grève et se dit prête à aller jusqu'à un million d'euros, ce qui correspond à la somme réclamée par les grévistes. Elle ne propose pour l'instant que 20€ d'augmentation.

La clinique Saint-Languedoc appartient au groupe Capio qui possède de nombreuses cliniques en France, mais aussi en Suède, Norvège, Allemagne et au Royaume-Uni ; et sur Toulouse la polyclinique du Parc, la clinique des Cèdres et la clinique de Beaupuy. Le groupe a décidé d'investir 100 millions d'euros dans la construction d'un nouvel établissement ultra moderne, regroupant les cliniques Saint Jean et du Parc à Quint Fonsegrives, pour pouvoir accueillir davantage de "clients". Autant dire que Capio a largement les moyens de satisfaire les revendications du personnel.

Les grévistes dénoncent la "santé business, salariés esclaves" et sont bien déterminés à faire céder la direction.

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