Fête de l’Humanité (91) : Radicaux… le temps d’un week-end 17/09/2026 2026 Brèves /medias/breve/images/2026/09/P5-1_F%C3%AAte_de_LHumanit%C3%A9-2_C_LO.jpg.1200x675_q85_box-0136799586_crop_detail.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C799%2C449_crop_detail.jpg 2026-09-17

Brève

Fête de l’Humanité (91)

Radicaux… le temps d’un week-end

Illustration - Radicaux… le temps d’un week-end

La Fête de l’Humanité, qui s’est tenue du 11 au 13 septembre, a été une nouvelle fois un succès en terme d’affluence, démontrant l’existence dans les classes populaires d’un courant militant lié au PCF. Une partie des candidats de gauche à l’élection présidentielle y ont fait une apparition. Roussel, dirigeant du PCF et candidat, a pu poser le temps d’un week-end, en rassembleur de la gauche. Pour gagner le cœur du public, il a adopté un langage plus combattif, une posture qui permet au PCF de justifier son existence indépendante, à côté d’un PS à l'image de gestionnaire responsable.

Mélenchon a tenu un meeting rassemblant des milliers de personnes autour du stand LFI. Cherchant à concurrencer Roussel, il a lui aussi «gauchi» son discours, parlant de lutte de classes, d’opposition entre capital et travail, revendiquant même l’échelle mobile des salaires. Mais cela se résume à mener campagne pour son élection en 2027 et il n’est jamais question de contester à la bourgeoisie son droit de diriger l’économie ou de renverser le capitalisme. Et il s’est surtout posé en champion de la souveraineté nationale face à l’impérialisme américain ou à l’Allemagne qui « reconstitue la première armée conventionnelle du continent », comme si les travailleurs avaient intérêt à défendre la position de leur propre bourgeoisie face à ses concurrentes ! 

Que l’on s’appelle Roussel ou Mélenchon, habituer les travailleurs à réfléchir en termes d’intérêt national contribue à les piéger derrière leur propre bourgeoisie et son État. De quoi désarmer politiquement les travailleurs dans les affrontements qui viennent.

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