Brève
Guyane – Brésil
La France vient montrer ses muscles aux gangs brésiliens…

En marge d'une rencontre entre Jean Noël Barrot et son homologue brésilien à la frontière entre la Guyane et le Brésil, le ministre français des affaires étrangères a voulu tenir un discours de fermeté vis à vis des gangs brésiliens qui sévissent dans la région. Aussi les deux pays ont signé un accord de coopération.
Selon le ministre cet acte de coopération - qui concerne principalement l'Etat de l'Amapa et la Guyane - va permettre de "juguler l'immigration irrégulière", "lutter contre la criminalité environnementale" comme l'orpaillage illégal et "créer les conditions d'une intégration de la Guyane dans son environnement régional". Des discours que l'on a déjà entendus mille fois sans que cela change quoi que ce soit sur le fond. Mais sans doute que le ministre voulait aussi répondre aux politiciens de Guyane qui reprochent au gouvernement son inaction vis à vis des gangs et de l'orpaillage illégal.
En réalité, ce n'est pas mettre plus de policiers, ni prononcer des discours sécuritaires, qui vont arrêter les gangs. D'abord parce que contrôler les 730 km de frontière entre le Brésil et la Guyane est impossible. Mais en plus l'Etat ne cherche pas à attaquer les gangs là où cela pourraient les atteindre : au portefeuille... En levant le secret bancaire on verrait comment les gangs blanchissent leur argent et quelles banques sont complices de cela. Mais ça les politiciens ne veulent pas en entendre parler, car en fait ce serait s’attaquer aux fondamentaux du système capitaliste.
Ce sera aux travailleurs de le faire ; et, une fois pour toutes, se débarrasser d'une société qui nous empoisonne la vie.