Hôpital Beaujon – Clichy (92) : “ L’esclavage, c’est fini ”10/05/20262026Brèves/medias/breve/images/2026/05/images.jpg.420x236_q85_box-8%2C0%2C299%2C164_crop_detail.jpg2026-05-10

Brève

Hôpital Beaujon – Clichy (92)

“ L’esclavage, c’est fini ”

Illustration - “ L’esclavage, c’est fini ”

Le 25 mars, la société Arc-en-ciel qui avait remporté le dernier appel d’offres pour faire le ménage à l’hôpital Beaujon de Clichy, dans les Hauts-de-Seine, a été mise en liquidation judiciaire. L’entreprise Challancin a été nommée pour six mois en attendant le résultat du nouvel appel d’offres, mais l’attitude de la direction a déclenché une grève du personnel.

Dès le premier jour, les problèmes ont commencé. Plusieurs travailleurs n’ont pas été repris car leur titre de séjour n’avait pas encore été renouvelé par la préfecture. Le nouvel avenant au contrat de travail ne mentionnait pas tous les acquis. Quant aux conditions de travail, ce n’était pas mieux. Une seule blouse a été donnée au lieu des cinq réglementaires, une machine à laver domestique a été livrée pour laver les bandeaux de ménage et... les blouses. Le matériel est insuffisant et les chariots sont bons pour le rebut. De plus, la dernière paie a été celle de février ! En effet, le liquidateur judiciaire n’a pas réglé celle de mars et Challancin n’a versé qu’à une poignée de salariés la part de fin mars.

Les entrevues entre les représentants du personnel et les responsables de Challancin n’ayant apporté aucune solution, jeudi 23 avril, la grève a été décidée. Les grévistes ont occupé le hall de l’hôpital : distributions de tracts, interventions dans l’hôpital, banderole, affiches et slogans « Challancin doit payer, l’esclavage c’est fini ». ont popularisé la grève.

Le directeur de l’hôpital a osé dire aux grévistes qu’il ne pouvait rien faire pour eux. Vendredi 30 avril, les grévistes sont allés manifester sous les fenêtres du siège de Challancin et au bout d’une heure de bruyante manifestation, la direction a accordé aux grévistes un protocole de fin de grève mentionnant les acquis précédents.

Grâce à leur solidarité et leur unité, les intimidations et les menaces des responsables de Challancin n’ont pas entamé la détermination des grévistes.

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