Leur société
Livreurs
l’esclavage moderne

Des associations d’aide aux livreurs de repas ont porté plainte contre Deliveroo et Uber Eats, les deux principales plateformes du secteur, pour « traite d’êtres humains ». Les livreurs sont très majoritairement des travailleurs immigrés, et 64 % d’entre eux n’ont pas de papiers. Une situation dont les patrons se servent pour leur imposer des conditions de travail et des rémunérations indécentes : 63 heures par semaine en moyenne, pour 1 480 euros bruts par mois.
Enchaînés à leur vélo et à leur téléphone, ces forçats 2.0 sont ainsi des dizaines de milliers – entre 70 000 et 100 000 en France – à faire la fortune des plateformes qui les exploitent.