Saunier Duval à Nantes : 250 salariés menacés24/07/20242024Brèves/medias/breve/images/2024/07/Saunier_Duval_Nantes.png.420x236_q85_box-0%2C0%2C1335%2C751_crop_detail.jpg

Brève

Saunier Duval à Nantes

250 salariés menacés

Illustration - 250 salariés menacés

Dans cette usine de chaudières et de pompes à chaleur détenue par les familles Vaillant et Müller, parmi les plus riches familles bourgeoises d’Allemagne et de Suisse, la direction a annoncé la suppression de 250 emplois. Ce sont plus du quart des travailleurs du site qui sont ainsi menacés.

Cette même direction, il y a un peu plus d’un an, se vantait de résultats records et annonçait toujours plus de production sur le site. Peu après, elle renvoyait pourtant les 200 ouvriers intérimaires de l’usine… Qu’à cela ne tienne, les cadences, elles, n’ont jamais cessé d’augmenter. Puis est venu le temps des promesses et des annonces solennelles : les semaines de chômage partiel, avec des salaires réduits à 72 % ou 84 % du net, alternèrent sur les différentes lignes pendant près de 6 mois, jusqu’au printemps. En mai, 50 premières suppressions de postes concernant les employés étaient annoncées. Et c’est dans une usine presque vidée par les congés d’été et le chômage « maison », que la directrice a annoncé la suppression de 200 postes supplémentaires à la production… une preuve de plus que les promesses de la direction ne sont que des paroles en l’air.

Alors, quand celle-ci assure que les négociations des prochains mois permettront de trouver les meilleures solutions pour tous, il y a de quoi être inquiet et en colère. Les travailleurs de Saunier Duval peuvent s’en convaincre : ils n’auront de garantie que celles qu’ils imposeront par leur organisation et leur mobilisation. Car derrière la « conjoncture », il y a la guerre sociale : ce ne sont pas les richesses qui manquent pour maintenir tous les emplois, elles sont accaparées dans les fortunes privées accumulées sur le dos de générations de travailleurs depuis 150 ans par le groupe Vaillant.

 

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