SNCF – Châtillon (92) : Jockeys en grève06/06/20242024Brèves/static/common/img/contenu-min.jpg

Brève

SNCF – Châtillon (92)

Jockeys en grève

Au technicentre SNCF de Châtillon, qui assure la maintenance des TGV, le mécontentement a éclaté chez les remiseurs-dégareurs, aussi appelés jockeys, une soixantaine d’agents qui conduisent les TGV sur le site de maintenance de jour comme de nuit.

Le sous-effectif dans les équipes, la charge importante de travail, la fiche de paye insuffisante et le mépris de la hiérarchie ont déclenché la colère. Ils se sont réunis à 40 en assemblée générale le 16 mai pour décider de leurs revendications, et le 23, 35 jockeys étaient rassemblés pour accompagner les représentants syndicaux. Le directeur d’établissement, interpellé, a pu mesurer en direct le mécontentement, et s’est engagé à recevoir la délégation choisie par les jockeys le 31 mai. Ces derniers ont décidé qu’ils seraient en grève ce jour-là, pour montrer qu’ils devaient être pris au sérieux.

La grève a été très suivie. La direction a dû mobiliser des cadres, même d’autres technicentres, pour remplacer les grévistes. Après des heures de réunion, elle ne concédait pas grand-chose. Les jockeys ont décidé de se remettre en grève à partir du dimanche 2 juin au soir. Le directeur est alors revenu voir les grévistes le week-end, avec une proposition comportant seulement une augmentation de la prime de travail de 20 % tant que les effectifs ne sont pas au complet dans le service. Ceci a été encore pris comme du mépris par tout le monde.

Lundi 3 juin, plutôt que de revendiquer de multiples primes catégorielles, l’assemblée a décidé de revendiquer une prime locale de 200 euros brut par mois et les 35 présents ont accompagné une délégation à la direction. Comme l'a dit un jockey : « On se fait respecter et dorénavant, si l’un d’entre nous se fait emmerder, on intervient. » 

La mobilisation ne faiblit pas.

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