Les travailleurs immigrés à Mayotte : surexploités, menacés d'expulsion, mais indispensables au fonctionnement de la société ! 30/09/2026 2026 Brèves /static/common/img/contenu-min.jpg 2026-09-30

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Les travailleurs immigrés à Mayotte : surexploités, menacés d'expulsion, mais indispensables au fonctionnement de la société !

 À Mayotte, des secteurs entiers de l'économie ne fonctionnent que grâce au travail de dizaines de milliers de travailleurs originaires des Comores, voire de Madagascar ou d'Afrique de l'Est, que ce soit dans l'agriculture, la restauration, le tourisme, la grande distribution ou le ramassage des déchets.

Bien que nombre de ces travailleurs soient en situation régulière, l'engorgement du bureau des étrangers chargé du renouvellement des titres de séjour est tel, faute de personnel suffisant, qu'ils se retrouvent du jour au lendemain en situation de clandestins pouvant être à tout moment expulsés du territoire. Du coup des patrons se plaignent de se retrouver dans une situation critique où l’activité économique est menacée par les retards administratifs massifs.

D’un autre côté le nouveau chef de la préfecture, Frédéric Poisot, déclare : « Les étrangers entrés illégalement n'ont qu'un avenir à Mayotte, c'est partir ». Comme l'ancien premier ministre récemment de passage dans l'île, Édouard Philippe, comme Marine Le Pen, il utilise consciemment le poison nationaliste contre les plus exploités et emboîte le pas aux quelques dizaines de manifestants bloquant régulièrement l’accès au bureau des étrangers pour intimider les immigrés et les pousser à quitter Mayotte.

L’État utilise ce poison de la xénophobie dans l’objectif de diviser  la population en colère contre le sous-développement du territoire dont gouvernement et patronat sont les seuls responsables.

Incapables, irresponsables, les gouvernants ne maîtrisent rien mais ne cessent de saccager la société et d’aggraver les conditions d’existence des classes populaires, de quelque origine qu’elles soient.

Les travailleurs, les jeunes, les privés d’emploi, tous ont intérêt à prendre conscience que la cause de tous les maux ne sont pas nos frères étrangers mais les défenseurs de l’exploitation capitaliste, quelle que soit leur couleur politique.

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