SNCF : irresponsabilité criminelle08/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3010-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

SNCF

irresponsabilité criminelle

Mardi 7 avril à 7 heures, un TGV a percuté un convoi de chargement de l’armée sur un passage à niveau entre Béthune et Lens, dans le Pas- de-Calais.

Le conducteur est mort et seize passagers ont été blessés. Le conducteur du convoi a été placé en garde à vue. La première préoccupation du ministère des Transports et de la direction de la SNCF a été de s’exonérer de toute responsabilité en prétendant que le passage à niveau fonctionnait bien et qu’il ne faisait pas partie de ceux dits sensibles.

Mais quelles que soient les circonstances précises de l’accident, c’est l’existence même de ces passages à niveau qui pose problème.

Cela fait des décennies que les syndicats de cheminots et les associations d’usagers réclament la suppression des plus de 15 000 passages à niveau du réseau ferroviaire. Chaque année une centaine d’accidents s’y produisent, entraînant entre 20 et 30 décès. Les conducteurs de train en sont souvent les premières victimes.

En 1997, à la suite d’un accident à Port-Sainte-Foy en Dordogne, ayant fait 13 morts et 43 blessés, le président de la SNCF de l’époque, Louis Gallois, avait assuré « qu’il y avait trop de passages à niveau en France » et prétendu que 500 d’entre eux étaient supprimés chaque année. Mais pour des raisons budgétaires, ces passages à niveau restent en place. Ils sont au mieux « sécurisés » pour les plus vétustes. Castex, le président de la SNCF a osé affirmer aux cheminots, que cet accident « rappelle les risques du métier ».

Non, ce n’est pas le métier qui crée le risque, c’est l’irresponsabilité des dirigeants politiques qui dépensent sans compter dans les engins de mort, mais n’ont jamais de fonds pour construire des ponts ou tunnels remplaçant des passages à niveaux anachroniques.

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