Logement : un droit fondamental à conquérir21/02/20222022/medias/presentation/images/2022/02/sans_abri_new_site.jpg.420x236_q85_box-0%2C12%2C935%2C537_crop_detail.jpg

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Logement : un droit fondamental à conquérir

Illustration - Logement : un droit fondamental à conquérir

La fondation Abbé-Pierre dénonce une aggravation de la crise du logement, devenue, selon ses termes, une « bombe sociale ». Plus de quatre millions de personnes sont sans logis ou mal logées, et 14,8 millions sont considérées comme fragilisées par la crise du logement. Parmi les 330 000 SDF – le double d’il y a une dizaine d’années ! – beaucoup sont chômeurs, mais il y a aussi des travailleurs dont le salaire, trop faible, ne leur permet pas de payer un loyer. Beaucoup de migrants, ayant fui la guerre ou la pauvreté dans leur pays, survivent dans des campements, véritables bidonvilles. Cette incapacité à loger dignement la population laborieuse dans un des pays les plus riches du monde fait partie des signes les plus révoltants de la barbarie de notre société.

Dans le système capitaliste, le logement est une marchandise comme les autres, soumise à la loi de l’offre et de la demande. Tous ceux qui interviennent sur ce marché – promoteurs immobiliers, entrepreneurs du BTP, gestionnaires de biens… – n’y voient qu’une source de profit, sans avoir à se préoccuper des conséquences sociales de leurs choix. Et ces dernières années, la spéculation a encore aggravé la crise du logement, faisant exploser les prix. Les travailleurs sont condamnés à habiter toujours plus loin des centres-villes, ce qui multiplie d’autres dépenses, en transports par exemple, et rallonge les journées de travail.

Non seulement les pouvoirs publics ont laissé la situation se dégrader, mais ils ont contribué à l’aggraver. La construction des logements sociaux est passée de 124 000 en 2016 à 82 000 l’année dernière, face à 2,6 millions de demandes. Les loyers et les charges sont de moins en moins abordables, car l’augmentation de la pauvreté se conjugue avec la disparition progressive des logements « très sociaux », les moins chers. L’expulsion de ceux qui n’arrivent pas à payer leur loyer, assimilés à des squatters, devient une opération de plus en plus facile et courante, la justice se donnant même le droit de mettre à la rue toute une famille dès lors qu’un des siens a commis un acte de délinquance. L’encadrement des loyers a une efficacité bien limitée et les APL sont diminuées par la politique de l’État.

L’économie capitaliste est incapable de résoudre définitivement la question du logement des classes populaires, comme elle est incapable de répondre aux besoins les plus vitaux de la population. Pour en finir avec la crise du logement, les travailleurs devront renverser le pouvoir de la bourgeoisie et exproprier les grands groupes capitalistes. En prenant en main les rênes de l’économie, ils pourront recenser les immeubles inoccupés, planifier la construction ou la rénovation du nombre de logements nécessaires à l’échelle de la société pour garantir à toutes et à tous ce droit élémentaire de disposer d’un toit correct.

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