Quitter l’Union européenne et retrouver de la souveraineté ? Une diversion et un mensonge !26/01/20192019/medias/presentation/images/2019/01/1ermai.jpg.420x236_q85_box-0%2C64%2C1280%2C784_crop_detail.jpg

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Quitter l’Union européenne et retrouver de la souveraineté ? Une diversion et un mensonge !

Illustration - Quitter l’Union européenne et retrouver de la souveraineté ? Une diversion et un mensonge !

Extrait de la brochure « Contre l’offensive de Macron et du grand patronat, le monde du travail doit rendre les coups » (septembre 2018)

L’Union européenne a été construite pour régler les petites et grandes affaires de la classe capitaliste. Les gouvernements européens ont cru  bon de s’associer pour créer un marché commun pour leurs bourgeoisies respectives. Ils ont été capables d’élaborer toute une législation réglementant le marché européen. Ils ont inventé une monnaie commune. Mais l’UE s’est toujours moquée des intérêts des travailleurs et des peuples.

Elle a été incapable d’impulser ne serait-ce qu’un smic européen. Elle n’a rien fait pour faire progresser les droits des femmes, alors que l’on compte encore des pays, comme Malte par exemple, qui interdisent l’avortement. Et aujourd’hui, comment parler de libre circulation au sein de l’Union européenne quand des frontières sont rétablies comme c’est le cas par exemple à Vintimille ?

Opposer l’UE aux États nationaux est stupide. L’UE n’est en effet que l’émanation des États nationaux et de leur politique antiouvrière. Ces derniers ne sont pas meilleurs pour les opprimés ! L’État français ne défend pas plus les intérêts des travailleurs. Il est au service de Dassault pour acheter ses Rafale ou les vendre aux quatre coins du monde. Il permet à Vinci, Veolia ou Bolloré d’emporter des marchés, en France ou en Afrique. Il est au service du grand patronat pour faciliter l’exploitation patronale et démolir le Code du travail, comme l’a fait Macron.

Sortir de l’Union européenne ne réglera pas les problèmes des travailleurs. Malgré le vote du Brexit, les travailleurs britanniques sont toujours confrontés à une hausse des prix, de nouvelles pressions pour être encore plus compétitifs. Le Brexit va recréer une frontière, aujourd’hui disparue, en plein milieu de l’Irlande. Quant aux banques de  la City, elles se débrouilleront pour que leurs affaires continuent comme avant.

L’Europe ne peut être qu’à l’image des gouvernements bourgeois. Donner naissance à une Europe favorable aux opprimés ne sera possible que si les travailleurs renversent le pouvoir de la bourgeoisie.

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