Pourquoi sommes-nous trotskystes ?29/01/20092009/medias/presentation/images/2009/01/Trotsky_Portrait.jpg.420x236_q85_box-0%2C177%2C436%2C422_crop_detail.jpg

Qui-sommes-nous ?

Pourquoi sommes-nous trotskystes ?

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Portrait de Trotsky en 1921

Être trotskystes, c’est d’abord la seule façon de rester fidèles aux idées communistes : Léon Trotsky a continué à défendre les idées du communisme révolutionnaire après que, dans les années 1920, avec la bureaucratisation croissante de l’Union soviétique, ses nouveaux dirigeants les eurent trahies une à une, entraînant dans la dégénérescence le Parti bolchevique puis l’ensemble des autres partis communistes.

En URSS, dès les premiers signes de bureaucratisation du régime et d’étouffement de la démocratie ouvrière, les deux principaux dirigeants de la révolution d’Octobre, Lénine et Trotsky, engagèrent une lutte politique contre ces dangers mortels. Après la mort de Lénine en 1924, les militants groupés autour de Trotsky dans l’Opposition de gauche ont continué ce combat, défendant l’héritage du bolchevisme face au stalinisme. Le trotskysme est issu du combat de ces dizaines de milliers de militants restés fidèles aux idéaux de la révolution prolétarienne d’octobre 1917. Progressivement isolés, d’abord par des campagnes de calomnie et des exclusions, puis éliminés par les meurtres et la terreur physique, ces militants ont cependant laissé un riche héritage politique, formulé et généralisé par Trotsky qui donna au mouvement ouvrier révolutionnaire, dans son ouvrage La révolution trahie, une analyse du processus de dégénérescence du premier État ouvrier.

Dès avant sa déportation (1928) puis son expulsion d’URSS (1929), et jusqu’à son assassinat sur ordre de Staline (1940), Trotsky, dernier représentant des idées communistes non frelatées par le stalinisme, a analysé les bouleversements politiques provoqués par l’exacerbation de la lutte des classes, dans les années 1930. Il nous a transmis une analyse du nazisme et du fascisme comme formes de dictature particulièrement féroces utilisant la rage de la petite bourgeoisie ruinée par le capitalisme pour détruire les organisations ouvrières et encadrer toute la société au service de la grande bourgeoisie. Comprendre ce phénomène social et politique permet de mesurer les limites des poussées électorales de l’extrême droite que nous connaissons à l’époque actuelle mais aussi ses dangers.

À la même époque, Trotsky a aussi dénoncé la politique de front populaire, qui mettait la classe ouvrière à la remorque des partis petits-bourgeois défendant, au fond, les intérêts de la bourgeoisie. Depuis, c’est cette même politique qui, en 1973, a désarmé le prolétariat chilien sous Allende et l’a rendu impuissant face au coup d’État de Pinochet. C’est aussi cette politique qui, en France, avec les différents gouvernements d’union de la gauche, a entraîné la démoralisation politique des travailleurs.

Face à la menace de guerre mondiale, Trotsky rédigea son Programme de Transition, en 1938, dans l’espoir que des événements révolutionnaires se produiraient et que les militants regroupés autour de ce programme permettraient à l’humanité de se débarrasser de l’exploitation et de la barbarie.

Aujourd’hui où le monde capitaliste s’enfonce dans la crise et connaît à nouveau une escalade guerrière, l’ensemble de ce capital politique transmis par Léon Trotsky et bien des objectifs de combat proposés aux travailleurs en lutte dans le Programme de Transition sont pleinement d’actualité.

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