- Accueil
- Nouvelle-Aquitaine
- « Falorni, sa référence, c’est Clemenceau, un massacreur d’ouvriers » : Lutte ouvrière annonce sa candidature aux municipales à La Rochelle
Municipales 2026
Journal Sud-Ouest
« Falorni, sa référence, c’est Clemenceau, un massacreur d’ouvriers » : Lutte ouvrière annonce sa candidature aux municipales à La Rochelle
Représenté par Antoine Colin, le parti trotskiste entend porter la voix des « petites mains »
S’il est un parti politique dont on peut être sûr qu’il présentera une liste à chaque élection, locale ou nationale, c’est bien Lutte ouvrière (LO).
[…]
Après tout, Antoine Colin n’est-il pas celui qui comptera, lors de ce scrutin, le plus de candidatures aux municipales à La Rochelle (2008, 2014, 2020, 2026), outre ses participations régulières aux législatives, régionales et cantonales depuis près de vingt-cinq ans ?
L’enseignant-chercheur de 54 ans, habitant de Villeneuve-les-Salines, n’a pas trouvé la formule scientifique de la victoire, mais là n’est pas l’important. Ce qui compte, c’est la diffusion du message de LO - le camp des travailleurs – le nom complet de la liste –, « le camp de toutes les petites mains qu’on a vues pendant le Covid, qui faisaient tout fonctionner : les hôpitaux, les supermarchés, le ramassage des ordures, les aides ménagères ». Tous ceux qui, selon lui, « devraient diriger la société et [qui] le feraient avec bien plus de responsabilité collective que les dirigeants politiques et économiques ».
Face aux travailleurs, se dressent « le patronat, la grande bourgeoisie qui mène la société dans le mur ». Y compris vers « la guerre ». Antoine Colin estime que Jean-François Fountaine (« le principal industriel du département »), Thibaut Guiraud (« un ancien patron de clinique privée lucrative ») et Olivier Falorni en sont les suppôts. « Falorni, sa référence, c’est Clemenceau, un massacreur d’ouvriers. »
Les « bourgeois »
Bien sûr, une politique à l’échelle communale ne parviendra pas à soigner les maux dont souffre la société. « Notre politique a aussi une raison locale d’exister, explique Danielle Vauzelle, 78 ans, militante à LO depuis 1971. On n’est pas à l’abri, à La Rochelle comme partout, de la politique menée contre la classe ouvrière, contre les petites gens, contre la Sécurité sociale, contre les retraites. »
[…]
Le sang des militants de LO ne fait qu’un tour quand ils entendent des Rochelais réclamer l’arrêt des constructions pour garantir la qualité de vie. « C’est révoltant ! s’indigne le porte-parole. Dans mon quartier, on a abattu pendant le mandat de Fountaine six immeubles, près de 300 logements, alors qu’il y a des milliers de personnes en attente de logement social. C’est le contraire qu’il faut faire, c’est construire massivement des logements à loyer modéré. »
L’insécurité n’est pas mentionnée sur le « programme de lutte » du parti de Nathalie Arthaud, au contraire des inégalités, du combat contre « les idées réactionnaires, xénophobes et racistes ». La raison de l’engagement de Danielle Vauzelle. « J’ai toujours les mêmes convictions que quand j’avais 20 ans. »
Frédéric Zabalza