Mulhouse : la liste Lutte ouvrière pour les travailleurs et contre les "courants réactionnaires"24/02/20262026Presse/medias/articlepresse/images/2026/02/image_0000_a6372d1118e3b3a09d5d8477d9d69c3924ef57fc.jpg.420x236_q85_box-56%2C0%2C945%2C500_crop_detail.jpg

Municipales 2026

Mulhouse : la liste Lutte ouvrière pour les travailleurs et contre les "courants réactionnaires"

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Salah Keltoumi et une partie de ses colistiers prêts à défendre les droits des travailleurs. Photo Francis Kittler

La tête de liste pour Lutte ouvrière aux élections municipales mulhousiennes, Salah Keltoumi, a dévoilé sa liste et les noms de ses 54 colistiers. Une équipe composée de travailleurs pour défendre les droits des travailleurs.

Présentation

 « Nous n’avons aucun professionnel de la politique. Après les élections, on retourne à l’usine, il n’y a pas de changements pour nous. » Salah Keltoumi, 57 ans, la tête de liste de Lutte ouvrière (LO), arrive un grand sourire et sans prétention au moment de dévoiler la liste de ses 54 colistiers, âgés de 19 à 80 ans, qui l’accompagnent dans l’aventure des municipales 2026.

Celui qui travaille chez Stellantis souhaite que l’on vote pour LO, pas pour un individu. « On ne le fait pas qu’à Mulhouse. Il y a 240 listes Lutte ouvrière, elles ne sont pas portées par une personne, c’est LO », résume Salah Keltoumi.

 « Dans les autres partis, ce sont des bonimenteurs, ils ne mettent pas en avant leur appartenance politique, ils disent de voter sur leur personne. »

 Ce n’est pas la gauche qui défend les ouvriers, ça se saurait

Alors pour représenter les intérêts des travailleurs, ouvriers, employés, infirmiers, agents territoriaux, étudiants, caristes, retraités et autres agents d’entretien composent la liste, mais « pas de notable, c’est un choix ».

« Nous nous sommes tous présentés pour défendre nos intérêts de travailleurs, » abonde Nathalie Mulot, agente territoriale de 49 ans qui seconde la tête de liste. « Je suis militante à LO. Il n’y a pas de politiciens. Mais des étudiants qui travaillent en plus de leurs études. » C’est par exemple le cas de Lison Duschene, 22 ans, qui cumule ses études aux beaux-arts avec un job d’assistante d’éducation, tout en étant particulièrement impliquée sur le plan politique. 

Des partis qui représentent le camp des travailleurs, il n’y en a pas, déplore la jeune femme. Le combat ouvrier existe aussi chez les jeunes.

La lutte des classes existe encore. Tout le monde est concerné. » Elle poursuit : « On n’est pas là pour parler d’une belle ville, mais de ce qu’on a vraiment besoin au quotidien. »

Salah Keltoumi : « C’est une liste communiste et révolutionnaire »

Enseignant au lycée Lavoisier, Philippe Soucier (60 ans) a également souhaité s’engager pour dénoncer certaines idées. « Je suis très en colère par l’évolution de la société, où les plus riches s’enrichissent, et où les autres ont une vie de plus en plus difficile. »

Il exprime une autre inquiétude par rapport au « renforcement d’un tas de courants réactionnaires, que ce soit le RN [NDLR : Rassemblement national] en France, ou le courant de Donald Trump aux États-Unis… » 

À Salah Keltoumi le mot de la fin. La tête de liste LO conclut : « On est là pour faire connaître nos idées. C’est une liste communiste et révolutionnaire, la faucille et le marteau (sourire). Ce n’est pas la gauche qui défend les ouvriers, ça se saurait. »

par Aurelien Ruesterholz

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