Saint-Pierre-des-Corps - Indre-et-loire : Après les heurts entre les jeunes et la police 28/09/2026 2026 Brèves /static/common/img/contenu-min.jpg 2026-09-28

Brève

Saint-Pierre-des-Corps - Indre-et-loire

Après les heurts entre les jeunes et la police

La presse a largement relayé les affrontements qui se sont produits il y a une semaine dans un quartier de Saint-Pierre-des-Corps dans l’agglomération de Tours. Un jeune motard avait été violemment percuté par une voiture de police et transporté grièvement blessé à l’hôpital. Dans les heures qui ont suivi, les jeunes ont fait éclater leur colère, brûlant des voitures, tirant des mortiers, et prenant en chasse les policiers. Il avait fallu l’intervention de deux brigades de CRS pour mettre fin à l’émeute.

Dès le début, la police a prétendu être arrivée pour mettre fin à un rodéo urbain, une intervention qui se serait malheureusement transformée en accident à cause de freins qui auraient lâché.

Mais les jeunes et les habitants qui ont été témoins de la scène, expliquent qu’ils ont vu la voiture de police foncer délibérément sur la moto. S’il y a effectivement souvent des rodéos qui pourrissent la vie des habitants, ce soir-là, tout le monde avait la rage contre les policiers. 

Depuis, la presse locale a révélé que le policier qui a foncé sur le jeune était un élu RN d’une petite ville du département de la Vienne. Lors d’une intervention dans le quartier du Sanitas à Tours, il avait fait usage de son arme de service. Un représentant d’un syndicat de police a affiché sa compassion pour ses collègues, dénonçant la violence envers les policiers et un « véritable acharnement » contre eux. Dès le lundi, un jeune de 19 ans était condamné à douze mois de prison avec sursis pour avoir pris part aux affrontements.

Les jeunes des quartiers populaires subissent au quotidien la violence d’une police gangrenée par le racisme et les idées d’extrême-droite. Mais la violence de la police est d’abord celle d’une société de classes de plus en plus dure. Cette police est là pour contraindre les pauvres, par tous les moyens, y compris les plus brutaux, à accepter leur condition et à rester dans leur ghetto sans se révolter.

Maintenir un ordre social injuste est un sale boulot qui ne peut être fait que salement. Dans cette société, il ne peut pas y avoir une « bonne » police ni une « bonne » justice. La seule voie de sortie est de renverser cet ordre social.

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