Sans profs mais pas sans courage 03/10/2026 2026 Communiqués /medias/communique/images/2026/10/signal-2026-10-02-233556.jpeg.420x236_q85_box-0%2C217%2C1205%2C896_crop_detail.jpg 2026-10-03

Communiqué

Sans profs mais pas sans courage

Illustration - Sans profs mais pas sans courage

Plus de 5 000 lycéens se sont mobilisés jeudi dans les Bouches-du-Rhône, dans 43 lycées, dont 10 à Marseille.
Les lycéens ont raison d'exprimer leur colère face à une situation de plus en plus grave : ce qu'ils vivent dans leurs études n'est qu'un avant-goût de ce que le capitalisme leur réserve.
Le gouvernement investit dans les bombes, les chars et les avions de chasse pour enrichir les marchands de canon, et prépare la société à la marche à la guerre. À Marseille, le lycée Thiers a créé une « classe défense », suscitant de grandes interrogations parmi les parents d'élèves, tandis que l'Éducation nationale fait la promotion du service militaire. En voulant faire marcher au pas la jeunesse, c'est toute la société que le gouvernement cherche à embrigader !
En un mot : il investit dans la guerre, au lieu d'embaucher des professeurs et du personnel, de rénover les locaux vétustes, les classes surchargées, d'embaucher des infirmières...
Face à la mobilisation, la Préfecture a répondu par le mépris et des charges violentes : gaz lacrymogène, interpellations musclées de mineurs pacifiques. Le bilan en dit long : 84 interpellations de mineurs, parfois âgés d'à peine 14 ans, dans le département, dont 29 à Marseille.
Mais cela ne les a pas découragés. Vendredi, malgré la manœuvre du rectorat imposant des cours à distance, plus de 200 lycéens venus de tout Marseille se sont réunis en assemblée générale dans les locaux du syndicat Solidaires pour préparer ce qu'ils ont appelé la « semaine noire ». Ils envisagent de reprendre leur mouvement dès la semaine prochaine, avec l'intention d'appeler les syndicats de travailleurs à les rejoindre.
Nous, les travailleurs, devons rejoindre le mouvement de la jeunesse, notamment en répondant à l'appel à la grève du mardi 6 octobre, et permettre à cette colère de se répandre dans tout le pays !

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