SNCF - Clermont-Ferrand : Grève des contrôleurs suite à une agression30/08/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/08/une2300.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Article du journal

SNCF - Clermont-Ferrand

Grève des contrôleurs suite à une agression

Vendredi 17 août, les contrôleurs de la région clermontoise ont fait grève en signe de solidarité avec une collègue qui, la veille au soir, avait été agressée et violée par un voyageur.

Le drame a eu lieu dans la cabine réservée aux contrôleurs, dans un TER, sur la ligne Clermont-Le Puy-Saint-Étienne.

Grâce aux témoignages de voyageurs et aux équipements de vidéosurveillance, la police a pu identifier et arrêter l'auteur, lequel a reconnu les faits pendant sa garde à vue. La victime est une jeune contrôleuse, saisonnière, rattachée au dépôt de Clermont-Ferrand.

Aussitôt connue, cette agression a provoqué la réaction collective des contrôleurs qui se sont mis massivement en grève pour soutenir leur jeune collègue et pour revendiquer d'être plus nombreux dans les trains.

En effet, cette jeune contrôleuse était seule à bord du TER, sans qu'il y ait au moins un autre contrôleur. Quant aux policiers de la sûreté ferroviaire, on ne les voit guère sur ce genre de ligne : ils sont affectés prioritairement dans les grandes gares et sur les grandes lignes, notamment le Clermont-Ferrand-Paris.

Bien suivie, la grève a fortement perturbé la circulation des trains : une quinzaine de TER ont été annulés, dont le Clermont-Marseille.

Quant aux syndicats, ils ont été d'une discrétion remarquable face à ce mouvement de grève spontané. Ils n'ont lancé aucun appel et se sont contentés de demander une entrevue avec la direction régionale de la SNCF.

Il y a eu d'autres incidents sur les lignes ferroviaires de la région, suite à des retards et des pannes multiples. Et, bien souvent, ce sont les contrôleurs qui font les frais d'une situation qui exaspère les voyageurs.

Alors, las d'être pris à partie pour des perturbations dont ils ne sont en rien responsables, les contrôleurs multiplient les demandes de renforcement de leurs effectifs. Mais la direction continue à faire la sourde oreille. C'est elle qui porte une grande part de responsabilité dans le drame survenu.

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