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Leur société
Aldi : au tord-boyaux
Réserves sales, déjections de rats et odeur d’urine, produits congelés en vrac, manque de respect de la chaîne du froid : tel est le tableau peu ragoûtant présenté, le 15 février, sur France info.
Il s’agissait des réserves du magasin Aldi de Villiers-le-Bel dans le Val-d’Oise, qui lui ont valu une fermeture administrative en raison des risques d’intoxication alimentaire.
La direction a juré qu’il s’agissait d’un accident isolé. Mais ce n’est pas la première fois que cette chaîne est sanctionnée. En novembre 2025 un magasin Aldi d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, a dû jeter 800 kg de marchandises avariées ; en février de la même année, des cadavres de souris et des aliments grignotés ont valu une mise en demeure à une centrale logistique du même groupe en Côte-d’Or.
Les clients ont été scandalisés à juste titre ; un responsable de la CGT a affirmé que le manque d’hygiène était « pareil ou pire » dans les autres magasins.
Plusieurs travailleurs ont mis en cause le manque de personnel. L’un d’eux a déclaré au journaliste : « Vous ne pouvez être que deux, trois en magasin. Une journée lambda, c’est de la mise en rayon, que ce soit des fruits et légumes, des produits frais, des produits surgelés, de la caisse. Et le nettoyage, ça reste souvent au second plan ». Être seul, ajoutait-il, pour ranger plusieurs palettes de surgelés, cela signifie prendre le risque de rompre la chaîne du froid.
Voilà de quoi mettre sérieusement en doute les affirmations péremptoires du directeur qui reconnaît « traquer des économies » mais ne pas en faire sur la sécurité des travailleurs ou la sécurité sanitaire.