Bananeraies – Guadeloupe : une hécatombe11/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3002-c.jpg.445x577_q85_box-13%2C0%2C1284%2C1646_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Bananeraies – Guadeloupe : une hécatombe

Le 23 janvier, un ouvrier agricole d’une bananeraie de Guadeloupe a été retrouvé inconscient sur les hauteurs de l’Îlet Pérou à Capesterre-Belle-Eau. Il était seul au moment où il faisait l’épandage d’engrais sur un terrain en pente et boueux et aurait été victime d’une rupture d’anévrisme.

Après avoir été transféré à l’hôpital, l’ouvrier agricole est finalement décédé. Les médias se sont félicités de l’intervention rapide des secours. C’est certes louable, mais ils ne se sont aucunement posé la question des circonstances de l’accident et par la suite n’ont guère fait état du décès.

En fait les conditions de travail déplorables auxquelles sont soumis les ouvriers ne peuvent que favoriser et aggraver de telles pathologies. De nombreux ouvrières et ouvriers sont décédés ou sont tombés gravement malades suite à l’utilisation du chlordécone et autres pesticides. D’autres ont été tués comme Bénito Noël ou Simon George, ou blessés à cause des mauvaises conditions de travail. Il faut savoir que les ouvriers doivent transporter chacun sept tonnes de bananes par journée de travail, il n’est donc pas étonnant qu’ils décèdent bien avant l’âge de la retraite.

Ces dernières années, sur plusieurs plantations, les ouvriers ont dû se mobiliser ou faire grève pour exiger l’amélioration de leurs conditions de travail face à un patronat qui ne respecte pas les règles de sécurité et exploite les travailleurs jusqu’à épuisement pour satisfaire ses profits.

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