Bardella : cherche emploi au Medef22/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3012-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-04-22

Leur société

Bardella : cherche emploi au Medef

En vue de l’élection présidentielle, le Medef a invité Jordan Bardella à déjeuner : un candidat parmi bien d’autres qui sont tous soucieux de se montrer capables d’exécuter le menu d’attaques antiouvrières concocté par le patronat.

Pour ce déjeuner du 20 avril, Patrick Martin, le patron du Medef, le syndicat des grandes entreprises, s’est senti obligé de déclarer que Bardella était simplement « auditionné », comme le serait tout acteur désireux d’obtenir un rôle, aux côtés d’autres présidentiables pour 2027. Et si Bardella a fait mine de se rebeller au dernier moment en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un oral à l’école, il s’est quand même mis à table.

Ce déjeuner s’ajoute à d’autres pour le Medef : Olivier Faure du PS (Parti socialiste), Hervé Marseille de l’UDI (l’Union des démocrates et indépendants). Et, pour l’instant, les prochains convives sont Bruno Retailleau des LR (Les Républicains), Édouard Philippe de Horizons, Marine Tondelier des Écologistes et Manuel Bompard de LFI (La France Insoumise) .

Lors du déjeuner avec Bardella, les patrons de la métallurgie, de la banque et du BTP n’ont pas manqué de faire valoir leur point de vue. Comme ils savent le faire avec tous ceux qui veulent gouverner dans ce système.

Bardella (à moins que le procès de Marine Le Pen ne prenne une autre tournure) fait désormais partie du personnel politique présidentiable. Le patronat lui présente donc sa feuille de route. Et si une partie de la presse y voit un événement, personne ne s’offusque du fait que la teneur des discussions et donc des demandes patronales n’ait pas fuité.

Le patronat n’a évidemment aucune raison de craindre le RN. En juin 2024, quand Bardella s’est cru aux portes de Matignon, il a renoncé à sa promesse d’abroger la dernière réforme des retraites, et déclaré que le smic resterait bloqué. Il s’agissait alors, comme aujourd’hui, de faire allégeance au grand patronat du pays.

On peut gager que le 20 avril Bardella lui a renouvelé son message.

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