BRAV-M : les éborgneurs à l’honneur15/07/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/07/P5-3_BravM_en_action_C_Serge_dIgnazio.jpg.420x236_q85_box-0%2C154%2C400%2C378_crop_detail.jpg2026-07-15

Leur société

BRAV-M : les éborgneurs à l’honneur

Yeux arrachés, mains broyées, dents cassées… Ce n’est pas avec ce genre de « médailles » que la BRAV-M a défilé ce 14 juillet sur les Champs-Élysées.

Illustration - les éborgneurs à l’honneur

Pour la première fois, ils étaient douze membres de la « Brigade de répression de l’action violente motorisée » – sept motos avec conducteur et passager – à se joindre à la foire des marchands de canons.

Créée en 2019 en pleine révolte des Gilets jaunes, la BRAV-M est devenue le symbole de la violence des forces de répression de l’État quand il répond à la colère sociale. Héritière directe des voltigeurs, dissous après la mort de Malik Oussekine en 1986, cette unité est associée aux charges brutales, aux blessures et interpellations violentes de manifestants.

Le tableau d’horreur de la BRAV-M est parlant. En 2025, plusieurs policiers de la brigade ont été condamnés pour des violences commises lors des manifestations contre la réforme des retraites ; en 2023, d’autres policiers l’ont été pour des violences et des menaces à caractère sexuel visant un étudiant tchadien, ou pour violences en réunion à caractère raciste et sexiste, avec complicité d’agression sexuelle. Un enregistrement avait révélé leurs menaces : « Toi, je t’aurais bien pété les jambes… La prochaine fois, tu monteras dans une ambulance. »

En mettant à l’honneur cette brigade sur les Champs-Élysées, Emmanuel Macron ne célèbre pas seulement une unité de police : il honore l’impunité des violences policières.

Derrière les drapeaux et les cérémonies bleu-blanc-rouge, le pouvoir rappelle qu’il mène aussi une guerre sociale contre la classe ouvrière, et la jeunesse des quartiers populaires.

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