Centre Hospitalier de Calais : services en surchauffe05/08/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/08/une_3027-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-08-05

Dans les entreprises

Centre Hospitalier de Calais : services en surchauffe

Le Centre hospitalier de Calais emploie plus de 2 000 personnes, dans un bassin de population de 160 000 habitants. L’été, les conséquences du manque de moyens et du sous-effectif sont encore plus palpables que le reste de l’année.

Comme au mois de juin, les températures sont à nouveau montées au- dessus des 30 degrés dans certains secteurs. Or, dans l’hôpital, peu d’espaces sont climatisés, les ventilateurs sont rares, et ceux qui sont cassés ne sont pas remplacés. Certains travailleurs ont dû amener eux-mêmes des rafraîchisseurs d’air. En fait, comme pour beaucoup de problèmes qui se posent à l’hôpital, ils ont dû trouver des solutions avec les moyens du bord.

Un autre aspect de la dégradation des conditions de travail est le sous-effectif permanent dans les services. Toute l’année c’est la galère. Les travailleurs venant en renfort sont trop peu nombreux et n’ont souvent pas le temps d’être formés aux tâches à effectuer. Ils sont déplacés de service en service, parfois d’un jour sur l’autre. Et l’été, avec les congés, le sous-effectif s’aggrave. Depuis quelques années, la direction a décidé qu’elle n’embaucherait plus de remplaçants supplémentaires pour les congés d’été. Elle impose aux travailleurs d’étaler leurs congés sur quatre mois, de juin à septembre, pour limiter l’impact sur les services. Mais évidemment, cela ne suffit pas.

Ainsi des contrats à durée déterminée d’ASH (agents de services hospitaliers) en CDD n’ont pas été renouvelés pour juillet et août, sous prétexte que des enfants de membres du personnel sont embauchés l’été pour faire le travail. Comme s’il n’y avait pas assez de travail pour tout le monde !

De son côté, la direction n’est pas en manque de mesquineries vis-à-vis des travailleurs. Sous prétexte d’économies, les cadres ont été chargés de faire la chasse à ceux qui prendraient un café ou un morceau de pain sur les stocks non consommés par les patients. Elle a aussi lancé une campagne d’affichage dans les services, intitulée « Les 12 engagements de maître colibri pour un accueil bienveillant» : « un sourire tu afficheras », « bonjour tu diras »

Entre les conditions de travail qui se dégradent et le mépris de la direction, les raisons de se mettre en colère ne manquent pas !

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