Centre SECPA – Rennes : disparition programmée18/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3003-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Centre SECPA – Rennes : disparition programmée

Après l’épidémie de Covid de 2020 et la surmortalité constatée dans les quartiers populaires, des centres de santé dits Structures d’exercice coordonné participatives » (SECPA) avaient été créés partout en France pour contribuer à l’accès aux soins.

Ces SECPA avaient été implantés au cœur des quartiers populaires et des zones rurales devenus des déserts médicaux. Et voilà que l’État, via le cabinet de la ministre de la Santé, annonce « mettre fin à l’expérimentation en l’état », en changeant les règles de leur financement. Vingt-six sont menacés d’ici trois mois sur le territoire.

À Rennes, les deux centres de santé existants, ceux du quartier du Blosne et de Villejean-Beauregard, sont concernés. Implantés dans les deux plus grands quartiers populaires de la ville, ils concernent respectivement 2 000 et 13 000 patients.

Celui du Blosne vient d’emménager dans des locaux neufs, situés au plus près de lieux plus connus médiatiquement pour la présence du trafic de drogue.

L’État envisage ainsi d’abandonner un service rendu à la population, alors que son utilité n’est plus à démontrer, comprenant des médecins généralistes, orthophonistes, psychologues, sage-femmes, médiatrices qui peuvent faire appel à des interprètes et débloquer des situations administratives complexe. L’évaluation du service rendu est claire et se traduit par « moins de prescriptions d’anxiolytiques et d’antidépresseurs, moins d’hospitalisations ».

Les professionnels de santé qui se sont mobilisés le jeudi 5 février au centre de santé du Blosne à Rennes ont eu raison, eux qui font les frais d’une politique de l’État orientant les budgets vers les capitalistes qui s’enrichissent au détriment de la santé du reste de la société.

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