Chanel – Aulnay : une mobilisation qui n’est pas du luxe15/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3011-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-04-15

Dans les entreprises

Chanel – Aulnay : une mobilisation qui n’est pas du luxe

À Aulnay-de-Saintonge, en Charente-Maritime, 70 à 90 salariées des Ateliers de May, rachetés par le groupe Chanel en 2021, ont débrayé fin mars et début avril pour de meilleurs salaires.

Ces travailleuses sont payées au smic par cette industrie du luxe, et réclament 400 euros d’augmentation. Des banderoles installées devant l’entreprise lors d’un de leurs débrayages proclamaient : « Métier formidable, salaire fort minable ! », ou encore : « Travailler dans le luxe pour manger de l’Éco + ! ».

Le résultat net de Chanel s’est élevé à 3,4 milliards d’euros en 2024. Et il n’y aurait pas les moyens de donner satisfaction à ces travailleuses ? Augmenter chacun des 170 salariés de l’entreprise de 400 euros par mois représente 816 000 euros par an, soit 0,024 % des profits réalisés par le groupe.

Ces travailleuses ont raison de revendiquer leur part d’un gâteau énorme dont elles sont, avec leurs collègues des autres sites, les pâtissières !

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