Éducation : non aux suppressions de postes !18/02/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/02/P7-1_Gr%C3%A8ve_%C3%A9coles_17_f%C3%A9vrier_Lors_dune_manifestation_pr%C3%A9c%C3%A9dente_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C799%2C450_crop_detail.jpg

Leur société

Éducation : non aux suppressions de postes !

Le 17 février, une journée de grève et de manifestations était organisée dans l’Éducation nationale par les principaux syndicats, pour protester contre les suppressions de postes.

Illustration - non aux suppressions de postes !

Des écoles étaient parfois totalement en grève, comme à Paris dans le 19e arrondissement, ou déjà occupées par les parents et les enseignants, comme dans bien des communes. Le ministère de l’Éducation a en effet annoncé, pour la rentrée scolaire 2026, la suppression de 3 256 postes, 1 891 dans le premier degré et 1 365 dans le second degré. Dans le primaire, il est prévu la suppression de 90 postes pour Paris, de 84 pour l’académie d’Amiens, dont 34 dans l’Oise. Ce ne sont que quelques exemples, car aucune académie n’y échappe.

Dans l’enseignement primaire, la conséquence de ces suppressions peut être la fermeture d’une classe entière, et parfois même de toute l’école. Les petites communes se voient ainsi privées de leur école, et les enfants sont regroupés et envoyés dans un autre établissement, souvent à plusieurs kilomètres.

D’autres mesures visent à faire des économies sur les postes d’enseignants : la suppression de décharges horaires pour les directrices et directeurs d’écoles, s’agissant d’instituteurs qui prennent en charge les problèmes administratifs en plus de leur service. À cela s’ajoute un changement des conditions pour assurer les remplacements qui, loin de pallier le manque d’enseignants remplaçants, aggravera leurs conditions de travail. On manque aussi d’agents pour accueillir les enfants, en maternelle par exemple, pour s’occuper de la cantine, d’AESH pour s’occuper des enfants handicapés. Tout va dans le même sens pour diminuer les moyens au détriment de l’éducation des enfants, dans l’enseignement primaire comme dans les collèges et les lycées.

Comme on pouvait s’y attendre, le gouvernement prétexte la baisse démographique pour justifier ces coupes claires. Mais dans bien des quartiers ou communes où la population a augmenté, le nombre d’enfants à scolariser augmente évidemment aussi. Et même quand cette baisse est réelle, dans certaines communes par exemple, elle devrait au contraire permettre d’éduquer dans de meilleures conditions. Mais enseignants et parents savent que, pour le gouvernement, l’intérêt des jeunes passe après les économies budgétaires.

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