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Leur société
Étudiants étrangers : discrimination révoltante
Le 20 mai, le ministre de l’Enseignement supérieur a publié au Journal officiel un décret multipliant par seize les frais d’inscription des étudiants étrangers extra européens et supprimant la plupart des exonérations que les universités pouvaient encore appliquer.

Les frais d’inscription annuels passeront de 178 à 2 895 euros en licence et de 255 à 3 941 euros en master. Le principe en avait déjà été voté dans une loi de 2019, cyniquement baptisée « Bienvenue en France ». Mais à l’époque, face au tollé, y compris parmi les présidents d’université, le gouvernement avait laissé à ceux-ci la possibilité d’exonérer ceux qui le demandaient. Dans les faits, seuls 10 % des étudiants étrangers étaient soumis à ce racket en 2025. Le décret va maintenant imposer que 80 % d’entre eux le soient.
Il s’agit d’une discrimination odieuse, qui vise en particulier les jeunes originaires des ex-colonies françaises où ses militaires et ses missionnaires ont imposé pendant des décennies l’usage du français, et qui sont, de ce fait, les plus nombreux à tenter d’accéder aux universités en France.
À ce décret augmentant leurs droits d’inscription s’ajoute la suppression des APL pour les étrangers extracommunautaires non boursiers à partir de juillet 2026.
Après des rassemblements le 13 mai, une nouvelle journée de mobilisation était organisée le 26 mai dans tout le pays pour réclamer l’abrogation de ces mesures et l’égalité des droits entre tous les étudiants quelle que soit leur origine.