Gaz : explosion du prix05/05/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3014-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-05-05

Leur société

Gaz : explosion du prix

Le « prix repère » du gaz augmente de 15,4 % à partir du 1er mai, ce qui concernera la plupart des ménages.

En dix ans, selon le comparateur de tarifs Selectra, le montant annuel pour un foyer chauffé au gaz est déjà passé en moyenne de 750 à 1 750 euros. La facture va donc encore exploser.

Depuis la disparition des tarifs réglementés en 2023, le tarif du gaz est indexé pour les trois quarts des contrats, sur le prix repère de vente du gaz, ou sur le cours du marché de gros, c’est-à-dire sur les marchés spéculatifs.

Cette spéculation est aujourd’hui nourrie par la guerre au Moyen-Orient du fait du blocage du détroit d’Ormuz, où transitent 20 % du gaz mondial. Mais à ce blocage s’ajoute la destruction physique de nombre d’infrastructures de production ou de liquéfaction du gaz de cette région. Le choc pétrolier se double d’un choc gazier, que les multinationales de l’énergie, courtiers ou autres traders, s’empressent de faire payer aux populations mondiales.

D’autres facteurs vont aussi intervenir, cette fois à l’échelle nationale, pour encore saler l’addition. Il est prévu une hausse des redevances d’entretien du réseau et une taxe carbone visant à pénaliser les utilisateurs d’énergie fossile, comme le gaz. Au total, le Bureau européen des unions de consommateurs prévoit, pour la France, une hausse de plus de 50 % des factures annuelles d’ici à 2030. Cela signifierait l’impossibilité de se chauffer pour des millions de foyers populaires.

À moins d’imposer à l’ensemble du patronat la hausse des salaires et leur indexation sur les prix, à commencer par ceux de produits aussi essentiels que le gaz.

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