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Dans le monde
Une guerre régionale
« Rien ne passera [par le détroit d’Ormuz] sans un accord ou une capitulation totale. […] L’Iran n’aura jamais d’arme nucléaire », a déclaré Trump le 3 août, tout en prétendant pour la énième fois que des discussions étaient en bonne voie avec le régime iranien.
Cette déclaration a été faite après une nouvelle série de bombardements sur l’Iran en réponse à des attaques contre des bases américaines en Jordanie. « Nous allons les frapper fort, ils vont prendre une raclée », s’était alors vanté Trump dans un entretien à Fox News. Cela fait des semaines qu’il brandit des menaces, puis des affirmations selon lesquelles il serait proche de conclure un accord, entre deux reprises des bombardements, sans parvenir pour autant à mettre le régime iranien à genoux.
Dans la nuit du 28 au 29 juillet, les États-Unis et l’Arabie saoudite, un de leurs fidèles alliés dans la région, avaient également bombardé plusieurs provinces d’Irak, l’attaque la plus meurtrière ayant touché celle de Ninive, dans le nord du pays. Ils prétendaient viser les milices d’Hachd al-Chaabi, une alliance de groupes armés, incluant des factions pro-iraniennes. Intégrée à l’armée irakienne, celle-ci est accusée par l’Arabie saoudite d’être responsable de plusieurs attaques de drones contre ses installations pétrolières. Le gouvernement irakien de son côté a condamné ces bombardements. Contrairement à ce que Trump avait prétendu peu de temps auparavant, il a affirmé ne pas avoir été prévenu des bombardements. Et d’accuser les États-Unis et ses alliés de vouloir « étendre la guerre et le conflit dans la région de l’Asie occidentale ».
Ainsi les affrontements touchent toute la région, du Yémen à l’Irak en passant par la Jordanie, plongeant de plus en plus de populations dans la détresse.